
Siem Reap. La porte d'Angkor. Un regard sur la puissance du royaume khmer, sur la delicatesse de ses arts, sur les luttes de religion, sur les mille divinites qui animent ces lointaines contrees. L'abandon, les dommages des Khmers Rouges, la poesie de la nature qui reprend a l'homme le territoire autrefois conquis. la majestuosite d'arbres de plus 500 ans qui s'etirent sur les roches et sur les pierres des temples longuement abandonnes. Racines qui nagent dans les interstices de la pierre, qui l'enveloppent et la triturent, qui en meme temps donnent des images uniques et superbes... derriere la porte.
Devant la porte il y a une ville qui a explose depuis une dizaine d'annee, touristes, seulement pour touristes, envahie par les tuk-tuk a un tel point qu'ils ne travaillent pas plus de 3-4 fois par mois (pour amener les gens en visite a Angkor, ce qui leur est le plus rentable). Tout se paie a prix d'or: la cuisine chere et pas bonne; le villages flottant, une arnaque aux touristes et aux cambodgiens. Le ticket pour deux heures en bateau coute 20 dollars par personne, le salaire du batelier est 15 dollars par mois. Ils disent faire des ecoles, mais le gouvernement construit seulement une peniche-terrain de basket et une ecole de langue. Tout le reste c'est l'oeuvre des ONG qui offrent des ecoles gratuites, des puits d'eau claire, etc.
Et le village flottant en lui meme? C'est beau! Tous les trente metres il y a un bateau (de touristes) qui suit celui qui le devance, je vous laisse imaginer le bruit de moteur, imaginez vous sur le bateau, maintenant imaginer de vivres au milieu d'une autoroute pour bateaux!!! Personellement, j'ai eu l'impression de violer ces gens qu'en retour n'hesitent pas a enseigner a leur gamins a mendier en pleurant et en jouant avec la pitie des cons qui ne trouvent rien de mieux a faire que leur acheter des coca a quatre fois le prix!!! Siem Reap la ville qui revolte, les yeux dans les merveilles d'Angkor, l'estomac dans sa ville et province. Quels dommages provoquent l'ignorance et l'argent. Bref, ca m'enerve donc j'arrete.
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